Archives mensuelles : janvier 2011

Froide matinée au Jardin du Luxembourg

Jardin du Luxembourg en plein hiver... ©Marie Salomé Peyronnel

il reste encore des feuilles d'automne ... ©Marie Salomé Peyronnel

mais on aperçoit déjà des indices du printemps. janvier 2011 ©MarieSaloméPeyronnel

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Un nid au dessus de Paris

Un nid au dessus de Paris, janvier 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

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The Humbling by Philip Roth

The Humbling ©MarieSaloméPeyronnel

Simon Axler est un vieil acteur de renommée internationale en pleine dépression. Il n’arrive plus à jouer la comédie et les critiques ne l’ont pas épargné. A ce moment là, tout vole en éclats, Axler perd les pédales et passe quelques semaines dans un hôpital psychiatrique. Dans cette institution, notre héros peu héroïque, sympathise avec une jeune mère qui n’arrive pas à faire face au drame qui a lieu dans sa famille. La complainte de cette femme nous renvoie à la froideur et au vide de va vie d’Axler.

Après ce séjour, évoqué trop brièvement, Axler rentre chez lui. Il a 66 ans, sa femme la quitté, il se sent humilié, faible et n’a plus de goût pour la vie. Malgré les exhortations de son agent, Axler refuse de remonter sur les planches.

Tout change quand arrive chez lui Pegeen, une femme de 40 ans qu’il a vue naitre, puisqu’elle est la fille d’un couple d’amis. C’est une lesbienne assumée depuis ses 23 ans mais, quand elle débarque chez Axler, elle est déroutée par la décision de son ancienne maitresse de prendre des hormones et se faire opérer pour se transformer en homme. Pegeen considère que si son ex peut devenir un homme hétérosexuel, elle peut devenir une femme hétérosexuelle. C’est en séduisant Axler qu’elle commence sa transformation. Elle se laisse habiller, coiffer et rééduquer par cet homme qui a 25 ans de plus qu’elle. Axler vit dans l’illusion d’un couple heureux. Pegeen lui redonne un semblant d’envie de jouer et de vivre, juste avant de l’abandonner.

Il est regrettable d’avoir centré l’histoire sur leurs ébats sexuels très mécaniques, fantasmatiques, et bien peu séduisants, alors que l’idée de départ : celle de l’acteur ayant perdu son don était la bonne. Philip Roth ne revient sur ce thème que dans les toutes dernières pages, lorsque Axler, détruit, va mettre fin à ses jours en rentrant dans la peau d’un des personnages de Tchekov puisqu’il n’est pas capable de jouer sa propre vie.

Ce roman qui est considéré comme mauvais par l’ensemble des critiques anglosaxonnes me semble surtout bien trop peu approfondi pour nous toucher véritablement. Le choix de parler crument de sexualité n’est pas nouveau dans l’œuvre de Roth mais dans ce présent ouvrage on ne comprend pas où il veut en venir.

Une chose est sure, je n’aurais jamais du le lire si peu de temps après avoir lu Indignation, son dernier roman paru en France. Un livre étonnamment simple et puissant.

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bric à brac

bric à brac ©Marie Salomé Peyronnel

Que cherchent-ils ?

 

 

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Photomaton de Raynal Pellicer

Un livre sur l’histoire de ces toutes petites photos qui viennent à plusieurs et leur utilisation dans l’art. Un brin scolaire, mais divertissant parce qu’il regorge de photomatons originaux ou bien de photomatons de gens dont j’apprécierais la représentation même si elle était sous forme de peinture murale. (Notamment ceux de John Lennon, Marguerite Duras, Marc Chagall, Andy Warhol, les surréalistes, les Kennedy…)

Ayant une légère tendance à la nostalgie, ce qui reste de ma lecture est une certaine déception devant le constat que les photomatons ne sont plus ce qu’ils étaient!

photomaton du livre photomaton ©MarieSaloméPeyronnel

En 5 points voici pourquoi l’ère du photomaton est révolue:

1.     Les premiers photomatons, et avant eux les procédés de photographie automatique étaient peu couteux et faciles à utiliser. Aujourd’hui même avec un QI moyen on s’en sort encore pour faire marcher la machine, par contre le prix est devenu bien plus cher.

2.     Ils servaient aussi à photographier des objets, ce n’est que dans les années trente que les photos d’identités ont quasiment évincé cette utilisation.

3.     Les photos étaient argentiques… passage évident au numérique depuis les années 90.

4.     Les gens étaient beaux dessus. Depuis quelques années, ce n’est plus du tout le cas. Je ne sais dans quel but, les couleurs et éclairages des photomatons ont changé  mais  je peux vous assurer que le photomaton fait partie du top 5 des photos les plus laides.

5.     Les photomatons étaient garantis inaltérables. Aujourd’hui on espère de tout cœur qu’elles vont s’altérer le plus vite possible et disparaître de notre passeport.

La seule chose qui n’a pas changé : Comme disait Eluard,« Si l’on grimace, c’est amusant. »

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Homeless

6th avenue, July 2009 ©MarieSaloméPeyronnel

à l’époque c’était l’été… où passe-t-il l’hiver?

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En un monde parfait de Laura Kasischke

En un monde parfait. ©MarieSaloméPeyronnel

Jiselle est une hôtesse de l’air secrètement désespérée à l’idée de ne toujours pas être mariée à 30 ans, quand elle rencontre Mark Dorn un séduisant pilote de ligne qui répond à ses rêves les plus fous.

Après avoir vécu trois mois passionnels et faciles, ce beau veuf la demande en mariage. Tout aurait pu dissuader Jiselle d’accepter : les remarques des autres hôtesses suggérant que Mark ne cherche pas une femme mais une gouvernante pour garder ses trois enfants, les conseils de sa mère qui ne se prive pas pour lui rappeler l’échec de son propre mariage et considère sa fille comme bien naïve d’épouser un homme aussi vite dont elle ne connaît pas encore la progéniture, et surtout les temps de crise que traverse l’Amérique, en proie à une épidémie.

Mais rien n’y fait. Jiselle devient épouse et belle mère. Elle arrête de travailler et va vivre avec Camilla, Sara et Sam, des enfants tristes dont le père est toujours absent. Sans y avoir été préparée et sans l’avoir souhaité Jiselle se retrouve responsable de trois jeunes vies. Si les adolescentes supportent mal sa présence et rendent le quotidien de Jiselle cauchemardesque, Sam est au contraire en quête d’un amour maternel qu’elle va devoir développer.

Cette cohabitation atypique est décrite avec légèreté et poésie mais le lecteur est infiniment concerné et ému par le destin de cette nouvelle famille qui se créé.  Laura Kasischke réussit aussi à imaginer une Amérique dévastée par la grippe de Phoenix qui tue autant les hommes et les animaux que Britney Spears. Il est intéressant de lire sa vision d’une société américaine désorganisée et la description qu’elle fait d’un retour à une vie précaire où la nourriture manque, où les armes servent à se défendre ou à tuer un animal pour se nourrir, où les voitures ne roulent plus et où l’on s’éclaire à la bougie.

Dans ce cadre dramatique, naissent de beaux sentiments que vous aurez plaisir à lire.

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