Archives mensuelles : février 2011

Un petit habitant de Brooklyn

un écureuil déjeune ©Marie Salomé Peyronnel

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4 raisons d’aller voir l’exposition «Cercare nella Terra» de Beatrice Caracciolo

 

L'exposition Cercare nella Terra ©Marie Salomé Peyronnel

Ma balade dans Chelsea a été illuminée par l’exposition « Cercare nella Terra » de l’artiste Beatrice Caracciolo à la galerie Paula Cooper. (465 West 23 Street à New York)

Voici mes 4 raisons d’y aller …

1.       Les photogravures donnent envie de s’envoler dans l’heure pour l’Italie.

2.       Les représentations de la nature sont à la fois simples, belles et profondes.

3.       L’artiste transmet par ses œuvres une compréhension des paysages intelligente mettant en parallèle le calme et le chaos sans jamais tomber dans un message manichéen ou facile.

4.      S’il ne devait rester qu’un argument : cette exposition a une âme.

Jolie gravure ©Marie Salomé Peyronnel

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Exposition Norman Rockwell : Behind the Camera

Rockwell est connu pour ses tableaux ultra-réalistes représentant une Amerique parfaite voire fantasmée. Jusque là son travail m’ impressionnait par sa précision mais ne m’intéressait pas vraiment. Tout a changé ce matin. J’ai en effet été voir, plus ou moins par hasard, une exposition au Brooklyn Museum  qui présente des photos que ce peintre prenait pour s’imprégner des détails, des silhouettes et les recopier ensuite dans ses tableaux.  Sa patience dans son travail, son intelligence des situations sociales qu’il représente et son humour sont remarquables. Mais ce qui m’a le plus plu ce sont les différentes étapes de son travail qui requièrent divers talents.

1. Rockwell est un peintre: Bon, ça on le sait…

2. Il est aussi photographe: même s’il n’a jamais voulu considérer ses photos comme autre chose qu un travail préparatoire, il a fait un paquet de bonnes photos pour s’aider à peindre avec realisme.

3. Et se transformait aussi en metteur en scène: Il prépare ses tableaux en faisant des photos et il prépare ces photos avec autant d’attention… Il les met véritablement en scène: les imagine bien sûr, mais n’hésitait pas aussi à traverser le pays pour trouver le paysage adéquat ou à mimer lui meme à ses modeles les expressions qu’il recherchait.

4.Enfin, on peut voir en lui l’un des ancêtres de Photoshop: Il constituait l’image définitive (celle qu’il allait peindre ensuite) à partir de plusieurs photographies, qu’il découpait et agençait les unes aux autres, comme on le fait aujourd’hui…

Bref, des photos comme représentation d’une réalité qu’il met en scène et retravaille pour ensuite créer une peinture hyper réaliste, qui en soi ne représente donc pas la réalité… très fort!

Norman Rockwell rocks !


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Rencontre avec Fabrice Humbert

Fabrice Humbert ©Marie Salomé Peyronnel

Fabrice Humbert était le professeur de français de ma sœur jumelle en 2nde. Je me rappelle qu’il lui avait fait faire une rédaction sur « le train de 8h37 » à laquelle Sarah avait eu 18/20. Je savais donc déjà qu’il avait bon goût. Mais en lisant son livre L’Origine de la Violence j’ai appris qu’il avait surtout beaucoup de talent. (N.B. Ce livre a été publié en 2009… J’avais un peu de retard… L’actualité de Fabrice Humbert est La Fortune de Sila que je vais m’empresser de lire.)

J’ai envoyé un email sur son site et quelques jours plus tard, une rencontre s’organisait dans un café du 16ème arrondissement. Voici quelques traces de notre conversation.

Epstie: Quand avez vous commencé à écrire ?

J’étais un boulimique de lecture et je suis passé à l’écriture assez facilement vers 18 ans. Mais ce n’est qu’à 20 ans que je m’y suis mis plus sérieusement parce que j’avais plus de temps… C’est important d’avoir du temps pour écrire.

Epstie: Quel est le temps que vous consacrez à l’écriture?

J’ai organisé ma vie en fonction de ça. Mon métier d’enseignant me permet d’avoir des horaires libres et de nombreuses vacances. Je préfère écrire le matin.

Epstie: Je lis Ecrire de Duras et elle dit avoir besoin de solitude pour écrire. Est-ce également votre cas ?

L’écriture reste une activité hors du monde, calfeutrée, dans une pièce sans personne. Quand j’écris je mène une vie monacale. Je ne rentre pas du tout dans le cliché de l’écrivain alcoolique… Mais quand j’ai fini c’est l’inverse : je vois beaucoup de monde, surtout depuis que je suis publié ! La vie d’auteur c’est aussi de rencontrer ses lecteurs.

Son téléphone sonne… Vous voyez, c’est la preuve que j’ai une vie sociale!

Epstie: Puisque vous avez rencontré vos lecteurs, pouvez vous me dire s’il y a un lecteur type ?

Il me semble que j’ai plusieurs lectorats. Mon travail plait à la fois à un public populaire et à des lecteurs raffinés.

Epstie: Est ce que participer à sa promo n’est pas contraire au métier d’écrivain?

Je ne pense pas que la volonté de défendre ce que l’on fait ou le plaisir de rencontrer ses lecteurs soient exclus d’une démarche artistique. Bien sûr, il y a aussi des gens qui parlent très bien de leur travail sans être de bons écrivains. Ce sont deux choses très différentes.

Epstie: Comment vous sentez vous quand vous écrivez ?

Quand je réussis à faire les choses comme il faut je suis très euphorique. Au contraire, si ça marche mal je suis déprimé. Il m’est déjà arrivé de laisser des manuscrits de côté de longues semaines. Par contre mon état d’esprit n’a rien à voir avec ce que j’écris. Je n’éprouve pas les sentiments de mes personnages.

Epstie: Quel conseil donneriez vous à un jeune écrivain ?

De se trouver. A 20 ans, on peut avoir une belle plume mais ça s’arrête souvent là. Il faut chercher sa voix (avec un x) en tant qu’auteur. Pour moi, ça a mis très longtemps. Mais j’ai toujours été très immature. Certaines personnes murissent surement plus rapidement…

Epstie: Conseilleriez vous à un jeune écrivain de ne pas chercher à être publié trop vite ?

C’est une telle récompense quand on est jeune que je ne le conseillerais pas mais de façon générale c’est un art où il faut prendre son temps.

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Sunset Park de Paul Auster

Sunset Park de Paul Auster ©Marie Salomé Peyronnel

Je pars à New York dans 2 jours. Rien de tel que le dernier Paul Auster pour se remettre dans le bain…

Au début du livre, Miles Heller est un jeune homme de 27 ans qui ramasse des ordures en Floride. Ca ne sonne pas comme un Paul Auster… mais bien vite me voilà rassurée: Miles a fui son Upper West Side natal et sa lignée d’éditeurs New Yorkais pour vivre depuis sept ans de petits boulots, dans le silence et sans attache. En tombant amoureux d’une latino mineure, notre héros déraciné va être amené à rentrer à New York. Il atterrit ainsi dans un squat à Sunset Park, un coin pauvre de Brooklyn.

Paul Auster s’intéresse ici aux destins d’un fils prodigue, ainsi qu’à ceux qui forment son univers. Sur fond de crise économique de 2008, Paul Auster dépeint les espérances, les frustrations et les souffrances des quatre habitants du squat, des parents et beaux-parents de Miles,de sa jeune dulcinée et de quelques fantômes qui peuplent la vie des personnages.

Un roman sur la culpabilité, la repentance et les liens de parenté qui présente un New York plus dur et triste que ses autres livres.

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Un dessin que j’aime

Un détail de dessin que j'aime ©SAM

pour contacter l’artiste: dessinsdesam@gmail.com

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True Grit ne vous décevra pas!

Voilà un mois et demi que je vois mon entourage proche galoper virtuellement dans le Far West où ils tuent quelques brutes et boivent des coups. Ils jouent à Red Dead Redemption sur Play Station 3. Malgré plusieurs tentatives, mes mains habituées aux stylos et aux livres rejettent les manettes de Play Station et je me sens toujours aussi exclue de leur jeu de cowboy. True Grit rétablit enfin l’équilibre en ma faveur.

Grâce aux aventures de Mattie Ross (que je peux suivre sur grand écran sans avoir à utiliser ces satanées manettes) à moi les grandes plaines, les mines d’argent et les embuscades!

Hormis cet argument de poids, True Grit est « un très bon Frères Coen ». Bien écrit, bien réalisé, bien imaginé. Les acteurs sont fantastiquement justes, à commencer par Hailee Steinfeld qui joue une enfant précoce à la répartie et au cran déroutants. C’est un film d’aventure poétique avec des plans dans la nature de toute beauté. J’adore !

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