Archives mensuelles : février 2011

5 raisons de lire « Le sens du calme » de Yannick Haenel

 

Le sens du calme ©Marie Salomé Peyronnel

1.     Parce que le livre commence par « J’ai trouvé Jésus dans une poubelle. » et qu’on veut tout de suite en savoir plus.

2.     Parce que Yannick Haenel revient sur les étapes importantes de sa vie en cherchant à raconter ce qu’il a ressenti à ces moments là, et non ce qu’il a vécu.

3.     Parce que ce livre ne contient pas que des mots mais aussi des images qui comptent pour l’auteur et dont il décrit ce qu’elles lui évoquent.

4.     Parce qu’il parle d’extase, de sacré, d’angoisse et de vie.

5.     Parce que, comme beaucoup de grands livres, c’est un livre sur l’écriture.

intérieur du sens du calme ©Marie Salomé Peyronnel

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Interview du groupe Destin

Alexandre et Louis du groupe Destin + la main bleue, février 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

Dans la dernière compil Kitsuné, un titre sort du lot : « Adélaide ». Ecrit et composé par deux fringants parisiens : Louis et Alexandre. A l’occasion du tournage de leur clip dans le Marais, j’ai interviewé les deux membres de ce mystérieux groupe de « hard variété française ».

Epstie: Qu’est ce que la « hard variété post apocalyptique »?

Louis: La chanson française est en crise.

Alexandre : Nous sommes les pionniers de la nouvelle variété.

Louis: Notre truc c’est de conserver les standards de la chanson française tout en rajoutant des sonorités plus hard rock ou électro.

Alexandre: C’est dans le traitement des sons en général que c’est plus hard. Mais on reste très inspirés par nos mentors de la variet’. Christophe, Alain Chamfort, Johnny Hallyday, Daho etc.

Epstie: Etes vous fatalistes ?

Alexandre: Oui complètement.

Epstie: Qu’est ce que le Destin selon vous ?

Louis: Quand un homme et une femme doivent s’unir (dans le coït) rien de pourra les en empêcher. C’est le destin…

Alexandre, finit la phrase de Louis en reprenant une blague des Inconnus:  «…contre duquel on ne peut rien!»

Epstie: Vous êtes combien en tout dans Destin ?

Alexandre: Destin c’est un duo (Louis et Alex), mais sur scène nous sommes cinq. On a été récupérer au fond de leur cave des membres de mon groupe du collège. Ils étaient complément difformes mais toujours aussi bons.

Epstie : Donc ce n’est pas votre premier groupe…

Louis: J’ai commencé dans un groupe de punk hardcore mais on a fait un seul concert en trois ans… ça a vite périclité. Ensuite j’ai participé au groupe Austerlitz Radiateur où j’ai rencontré Alexandre. J’ai aussi été dans un groupe électro qui s’appelait Human Sacrifice.

Alexandre: J’ai un peu tout fait. Mon premier groupe, au collège, était un groupe de « Death Metal Symphonique ». Death comme la mort, Metal comme le métal et Symphonique, comme l’orchestre. Ensuite j’ai rencontré Simone Elle est Bonne avec qui j’ai enregistré un CD qui n’est jamais sorti parce qu’on a fait scission avec le producteur. Je joue aussi dans un groupe folk-rock qui s’appelle Théodore, Paul & Gabriel pour me faire des sous.

Epstie: Beaucoup de vos titres portent le prénom d’une fille, ou parlent d’amour.  Êtes vous des « lovers»?

Alexandre: Oui. Mais pas n’importe lesquels… Nous chantons uniquement pour les filles d’au moins 1,80m avec des gros seins.

Louis: Non faut pas déconner, pas seulement ! On s’adresse à toutes les françaises stylées.

Epstie: Qu’est ce qu’ une fille stylée ?

Alexandre: C’est une fille qui nous aime bien.

Louis, amusé: On joue pour les gens qui nous aiment…

Epstie: Si vous étiez un Dieu grec lequel seriez vous?

Alexandre: Apollon !

Louis: Dionysos !

Epstie: Et si vous aviez un super pouvoir que voudriez vous faire?

Alexandre, avec une voix à la Johnny: Faire fondre les femmes d’un regard.

Louis, enthousiaste: Lancer des boules de feu !

Epstie : Quand aura lieu votre premier concert ?

Louis: Vendredi prochain, le 18 Février au Scopitone. Notre formation sera au complet et on aura carte blanche toute la soirée donc ça va être du tonnerre !

Alexandre: Après il y en aura un au Baron le 21 mars et un chez Colette le 24 mars.

Epstie: Vous êtes hyper branchés en fait ?

Alexandre: C’est un pur hasard… Une erreur de casting peut être…

Destin rue Vieille du Temple ©Marie Salomé Peyronnel

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Le documentaire « Traduire » de Nurith Aviv

documentaire Traduire ©Marie Salomé Peyronnel

Quand ma mère qui connaît mon amour immodéré pour l’hébreu m’a proposé d’aller voir un documentaire sur sa traduction, j’ai couru avec elle aux 3 Luxembourg. Malgré mon enthousiasme je n’ai pas été touchée par ce film. Je dois néanmoins lui reconnaître trois qualités:

  1. Il est important de savoir ce qui a amené des traducteurs de l’hébreu à se prendre de passion pour cette langue. Un voyage, un poème, un auteur…. Ces informations pourraient être approfondies davantage mais j’apprécie que la question ait été soulevée.
  2. Trois traductrices m’ont beaucoup plu parmi la dizaine de traducteurs interviewés. Rosie Pinhas-Delpuech à Paris, Anna Linda Callow à Milan et Chana Bloch à Berkeley apportent chacune un élément de compréhension de la traduction de l’hébreu qui me semble essentiel.
  3. Enfin, le panel de traducteurs est cosmopolite. Qu’on parle de la langue hébraïque dans différents langages est un sacré hommage. Et cela témoigne de l’intérêt porté à la littérature israelienne à travers monde.

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Ombre sur un mur

Ombre sur un mur, Queens, Juillet 2009 ©Marie Salomé Peyronnel

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L’exposition « Portraits d’écrivains de 1850 à nos jours »

Cocteau et Epstie ©Wolfie

A la maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, sont rassemblés plus de 200 portraits d’écrivains.

Une déambulation recommandable entre ces cadres remplis de regards, de mains, et de bureaux. Nul besoin de connaître leurs visages pour apprécier leurs œuvres. Mais ces photos nous donnent accès, l’espace d’un bout de papier glacé, à ces auteurs dans leur quotidien, leur quartier, ou dans la représentation qu’ils ont d’eux même. Prévert par Doisneau, William Burroughs par Keiichi Tahara, Jack Kerouac immortalisé en héros par Allen Ginsberg, Colette chez elle posant ou travaillant et bien sûr moult clichés de Victor Hugo, hôte des lieux.

Un instant de vérité ou de mise en scène, une vision fugitive de ces gens de plume qui à l’époque n’utilisaient pas leur image pour vendre leurs ouvrages.

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Une vache dorée de Casamance

casamance, avril 2010 ©Marie Salomé Peyronnel

« Les soleils haleront ces journalières fleurs »

Jean de Sponde

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Coucher de soleil et croissant de lune

coucher de soleil et croissant de lune, Dieupentale, février 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

« Mon lecteur, je balade sous la lune

Ta future infortune. »

Arthur Cravan dans son poème Hie!

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