Hervé Guibert, à corps perdu

Hervé Guibert est connu pour ses écrits, moins pour ses photos, mais cela ne doit en aucun cas méjuger de leur qualité. La Maison Européenne de la Photographie a rassemblé 200 et quelques photos de cet écrivain et photographe, mort prématurément du sida en 1991.

Parmi ces photos se trouvent de nombreux portraits d’artistes mémorables : Une Adjani simplement belle et naturelle aux airs méconnaissables, un Miguel Barcelo avec des bougies allumées coincées dans son haut de forme, les mains d’André Kertesz (vous avez du le comprendre, j’adore les photos de mains d’artistes) mais aussi, et surtout, ses amis, sa famille, ses amants.

L’exposition frappe particulièrement par son aspect personnel. Dans ses photos, Hervé Guibert se met souvent en scène. Quand il n’apparaît pas, il apparaît encore. Ses photos parlent de lui à travers la présentation des objets qui l’entourent dans son travail ou dans sa vie. Même les natures mortes représentant des cadavres (exposés aux Musée de l’Homme) ou des membres en cire (venant du Musée Grévin) parlent de la mort et du corps, et donc de lui.

Il ressort de ces photos une beauté, une humilité et une intimité poignantes.

« La photo qu’un autre pourrait faire, qui ne tient pas au rapport particulier que j’ai avec tel ou tel, je ne veux pas la faire » Le Mausolée des Amants, p27

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Classé dans Les expos d'Epstie

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