Archives mensuelles : mars 2011

Vrai pigeon et fausse voiture

Vrai pigeon et fausse voiture, New York, septembre 2010

©Marie Salomé Peyronnel

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Hervé Guibert, à corps perdu

Hervé Guibert est connu pour ses écrits, moins pour ses photos, mais cela ne doit en aucun cas méjuger de leur qualité. La Maison Européenne de la Photographie a rassemblé 200 et quelques photos de cet écrivain et photographe, mort prématurément du sida en 1991.

Parmi ces photos se trouvent de nombreux portraits d’artistes mémorables : Une Adjani simplement belle et naturelle aux airs méconnaissables, un Miguel Barcelo avec des bougies allumées coincées dans son haut de forme, les mains d’André Kertesz (vous avez du le comprendre, j’adore les photos de mains d’artistes) mais aussi, et surtout, ses amis, sa famille, ses amants.

L’exposition frappe particulièrement par son aspect personnel. Dans ses photos, Hervé Guibert se met souvent en scène. Quand il n’apparaît pas, il apparaît encore. Ses photos parlent de lui à travers la présentation des objets qui l’entourent dans son travail ou dans sa vie. Même les natures mortes représentant des cadavres (exposés aux Musée de l’Homme) ou des membres en cire (venant du Musée Grévin) parlent de la mort et du corps, et donc de lui.

Il ressort de ces photos une beauté, une humilité et une intimité poignantes.

« La photo qu’un autre pourrait faire, qui ne tient pas au rapport particulier que j’ai avec tel ou tel, je ne veux pas la faire » Le Mausolée des Amants, p27

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Froide matinée au Jardin du Luxembourg #3

Un joueur d'échec de bonne heure ©Marie Salomé Peyronnel

Un cliché parisien pour vous annoncer mon retour à Lutèce.

 

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Enfance

Halloween dans Notting Hill, Londres, octobre 2010 ©Marie Salomé Peyronnel

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Safran Foer fait dans la dentelle

Une page du livre Tree of Codes ©Marie Salomé Peyronnel

En attendant une amie à côté de Columbia, j’ai atterri dans une librairie au coin de Broadway et de la 114ème rue. J’ai eu la délicieuse impression d’être Christophe Colomb quand j’ai vu sur le présentoir, un nouveau « Nouveau Safran Foer ». Aux anges, je l’ai donc acheté malgré le sourire en coin du libraire. En sortant de la librairie, comme j’attendais toujours mon amie je me suis dis que j’allais en profiter pour commencer ma lecture au soleil. J’ai enlevé le petit film plastique qui emballait mon livre (et qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, aucun exemplaire n’était à feuilleter…) et là, imaginez ma surprise quand j’ai ouvert un livre constellé de trous ! J’aurais pu/dû être au courant puisque même Vogue en avait parlé ! Mais il arrive, même à Epstie, d’être en retard sur l’actualité Foerienne. Voici donc un update nécessaire.

Jonathan Safran Foer a crée Tree of Codes en découpant son texte dans la nouvelle The Street of Crocodiles de Bruno Schultz. Au premier abord on se dit que ce n’est pas un livre puisqu’il y a plus de trous que de mots. Bien au contraire ! Par cette dentelle littéraire Safran Foer cherche à faire ressortir le corps même de l’objet livre. Cet éloge à la matérialité du livre est une démarche d’autant plus audacieuse que nous sommes à l’époque de sa dématérialisation.

Si vous voulez tenter l’expérience il vous faut :

1.     43 dollars : et oui, quand même…mais bon, c’est plus un petit chef d’œuvre artistique qu’un simple bouquin.

2.     Des mains agiles pour tourner les pages : attention, l’objet est fragile et on peut perdre patience à devoir lire chaque page avec méticulosité.

3.     Un goût prononcé pour la poésie. Il y a une histoire – celle d’un père qui perd l’esprit – mais ce roman est avant tout poétique. Les premières pages sont d’ailleurs parsemées d’images et de métaphores éblouissantes.

4.     Avoir envie d’être à l’écoute de l’implicite. à chacun sa technique pour cela.

5.     Faire confiance à Safran Foer: mieux vaut se laisser porter par le texte sans chercher à comprendre ou contrôler. Ce cher Jonathan arrive quand même toujours à nous surprendre !

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The Mexican Suitcase, une valise chargée d’Histoire

Cette expo de photos ne parle pas de voyageurs, touristes ou émigrants mexicains, elle ne comprend pas de clichés de bagages et encore moins de photos du Mexique. Les photographes sont européens et vous les connaissez: Robert Capa, Gerda Taro et Chim (David Seymour). Le nom de cette exposition est tout de même lié à l’existence d’une valise.

Au printemps 1939,la guerre d’Espagne est finie. Taro,qui était la fiancée de Capa est décédée. La guerre débute en France.  Les deux amis, aidés par Tchiki Weiss, rassemblent des pellicules de leur travail, ainsi que de celui de Taro et Stein. Ce ne sont pas forcément leurs meilleures pellicules et nous ne savons pas dans quel but ils les avaient ainsi regroupées. Lorsque la guerre éclate, Weiss a mis la valise remplie de ces 4500 négatifs en sécurité dans le Sud de la France. Mais dès 1940, la trace de cette valise se perd jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans les années 90 au Mexique dans la famille de l’ancien ambassadeur mexicain à Vichy. Ce n’est qu’en 2007 que les pellicules furent restituées aux patrimoines des photographes.

Sont ainsi  réapparues, des dizaines d’années après, des photos de la guerre d’Espagne, bien souvent inédites et surprenantes. Quelques photos sont magistrales, notamment celles de Capa à la Bataille de Teruel, d’autres particulièrement simples. Toutes sont instructives et particulièrement touchantes: photos des civils à l’arrière, scènes de soldats aidant des paysans, clichés de guerre choquants, enfants morts mais également des séries de négatifs immortalisant Capa et Taro, heureux et amoureux.

 

Jusqu’au 8 mai 2011 à ICP: International Center of Photography

1133 Avenue of the Americas at 43rd Street
New York, NY 10036

 

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Deux nouveaux petits habitants de Brooklyn


La fenêtre aux chats ©Marie Salomé Peyronnel

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