La « décadanse » à Oxford

Mauvais Genre ©Marie Salomé Peyronnel

Vous devez lire absolument ce 2ème roman de Naomi Alderman. Voici 3 aspects de l’intrigue qui justifient à eux seuls la lecture de Mauvais Genre.

1.    As tears go by : La chanson des Stones aurait pu être écrite pour Mark Winters, le pivot de ce roman. Mark apparaît dès les pages du prologue. Il est affalé dans un état second, complètement indifférent à ce qui se passe autour de lui. On veut tout de suite en savoir plus. Le premier chapitre nous ramène alors à Oxford plusieurs années auparavant. Ce jeune héritier malheureux et destructeur est celui qui fascine, qui irrite, qui paye et qui détourne du droit chemin. Ses amis représentent sa famille adoptive et il instaure une relation déséquilibrée pour les garder à ses côtés. Lorsque les études prennent fin et que chacun veut se lancer dans sa vie adulte, les ennuis commencent…

2. Forever Young : James, Jess, Emmanuela, Simon, Franny et Mark se sont rencontrés et sont devenus les meilleurs amis du monde dès le 2ème trimestre de leur première année à Oxford. Pendant ces années d’université, ils vécurent ensemble ce qui deviendra leurs meilleurs souvenirs. Ce roman raconte cette colocation de jeunes gens vivant en autarcie loin de toute réalité, les fêtes organisées à la maison d’Annulet House, les examens dans la prestigieuse institution anglaise… autant de moment rafraichissants et divertissants pour le lecteur qui, l’espace de ces 380 pages, vit avec la bande de copains. Naomi Alderman réussit à faire de ce récit  un bain de jouvence, tout en évoquant la difficulté de certains personnages à avancer, trop nostalgiques de leur folle jeunesse.   

3. Play with fire : Mauvais genre est aussi et surtout l’histoire de la chute du narrateur. James est un garçon sensible un peu trop faible. Il arrive plein d’espoir à Oxford. Apres une mauvaise chute (au sens littéral cette fois), il se blesse et prend trop de retard dans ses cours. Habitué à être un bon élève, il est déçu de lui même et s’enferme dans une dépression dont il ne sortira qu’en rencontrant Jess et ensuite Mark. La troupe d’amis joue avec le feu en acceptant le deal que Mark leur offre. (vivre à ses frais, dans sa maison) Peut être plus encore que les autres, James se sentira éternellement redevable envers celui pour lequel il ressent tant de sentiments contradictoires.

 Si cela ne vous a pas encore convaincu, sachez que c’est le seul livre que j’ai eu envie de relire dès l’instant où je l’ai refermé.

(22 euros, Editions de l’Olivier)

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