Archives mensuelles : mai 2011

Deux Caillebotte pour le prix d’un

Le musée Jacquemart-André accueille l’exposition Dans l’intimité des frères Caillebotte. C’est la superbe occasion de découvrir le travail photographique du musicien Martial et d’admirer sous un nouvel angle les peintures impressionnistes de son ainé, le renommé Gustave Caillebotte.

Voici 3 raisons très subjectives d’y aller:

Une histoire de famille: J’ai toujours rêvé travailler avec ma sœur. Elle est avocate en propriété intellectuelle alors à moins que je me lance dans une carrière artistique ça ne risque pas d’arriver. Martial et Gustave eux l’ont fait. Les photographies de l’un ont inspiré les peintures de l’autre. Et le peintre posait aussi pour le photographe. Les moments partagés ensemble par les deux frères et leur relation ont permis de créer non pas une mais deux belles œuvres.

Les banlieues d’antan: sur leurs photos et tableaux, les banlieues sont encore dans la cambrousse. On y fait de l’aviron et des picnics. Même les zones industrielles n’enlèvent rien à leur charme… Aujourd’hui le petit Gennevilliers n’est plus si joli.

La Seine est bleue : Dans l’avant dernière salle: oh surprise! un bateau vogue sur une Seine plus bleue que le ciel. Il faut le voir pour le croire! (et donc il faut y aller pour le voir)

Dommage qu’il n’y ait pas eu une musique impressionniste de Martial pour accompagner la visite !

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A l’ombre des jeunes fleurs

Provence, printemps 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

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5 raisons d’acheter l’édition limitée du livre-CD Strange Moosic d’Herman Dune :

Strange Moosic ©Marie Salomé Peyronnel

  1. Parce qu’ils ne nous déçoivent pas: La musique folko-rocko-klezmer du duo  franco- suédois formé par David-Ivar Herman Dune (compositeur, chanteur et guitariste) et Cosmic Néman (batterie, chœurs) a fait danser les bobos du monde entier depuis 2005. Fidèle à l’esprit DIY, ils ont fondé en 2010 leur Label (Strange Moosic) et viennent de sortir leur nouvel album, du même nom. Accompagné d’un bassiste (Ben Pleng) ils sont toujours aussi créatifs et joyeux.
  2. Parce que c’est un kit de karaoké branché : Ce livre interactif acheté chez Yvon Lambert comporte le dernier CD ainsi que les textes et les partitions de leurs nouveaux tubes. Il est donc parfait pour s’entraîner à chanter leurs airs…entraînants!
  3. Pour les illustrations : le coup de crayon enfantin de Yaya Herman Dune (David Ivar) illustre certaines paroles et donne vie à leur mascotte, un gentil yéti bleu.
  4. Pour les photos perso :  Avis aux plus fans, le livre comporte quelques clichés  éthérés des 3 musicos et de leur peluche que prend en stop Jon Hamm dans le dernier clip du groupe.
  5. Pour la poésie Herman Dunesque : c’est l’occasion de lire leurs textes qui sont simples, drôles et vrais. Et de se rappeler que les chansons à textes ne sont pas obligées d’être en français ou d’être emberlificotées.

Strange Moosic, intérieur du livre ©Marie Salomé Peyronnel

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5 raisons de lire Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Un été sans les hommes ©Marie Salomé Peyronnel

C’est l’histoire de la  reconstruction d’une femme plaquée (Mia) par son scientifique de mari (Boris) et ça se passe dans un gynécée géant (une bourgade du Minnesota). En effet, brisée par le départ de Boris qui s’est entiché d’une française de 20 ans plus jeune qu’elle, Mia perd pied. Après avoir été l’objet d’une crise de démence passagère et avoir séjourné en hôpital psychiatrique, elle va chercher refuge auprès de sa mère à la campagne. Dans cette petite ville paisible, elle se retrouve dans un univers exclusivement féminin. De sa psy qu’elle a au téléphone, jusqu’aux vieilles amies de sa mère en passant par ses sept jeunes élèves, elle n’est plus en contact direct avec aucun homme. Ce sont des hommes en creux, absent ou morts.

5 bonnes raisons de le lire:

1. Parce que le titre est joli. Bon ce n’est pas très pro comme argument. Mais il faut dire que c’est vraiment très joli.

2. Parce que l’héroïne n’est pas une Bridget Jones : Mia est au fond du gouffre et un peu looseuse mais reste intelligente et profonde. On ne l’imagine pas comme une femme qui peut se faire plaquer et c’est pour ça qu’elle est attachante.

3.  Female Power : des femmes et des filles partout. Un paradis ? pas vraiment parce que certaines peuvent s’avérer être de vraies chipies. Mais ce contexte original permet à Mia de renouer avec qui elle est et de se renforcer. On peut également y voir une métaphore pour le giron maternel réconfortant dont a besoin Mia avant de renaitre.

4. Un livre qui en dit long sur les 2 sexes :.Cet été sans les hommes interroge sur les différences entre les hommes et les femmes et sur ce qu’est la vie de couple. Les considérations scientifiques, intellectuelles ou personnelles de la narratrice élaborent une réflexion aboutie.

5. Parce qu’il y a de l’espoir: La détresse de la narratrice est décrite de manière poignante mais la vie reprend son cours petit à petit. C’est grâce aux femmes qui l’entourent que Mia traverse ce douloureux été. Ça se finit bien mais c’est réaliste. Très appréciable.

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Graffiti pour tous mes amis

Graffiti de la Série V, Animaux: Chimère - BRASSAI

Les murs n’ont pas que des oreilles, ils semblent aussi pouvoir parler. C’est le postulat de deux artistes majeurs du 21e siècle, le peintre Jean Dubuffet et le photographe Brassai. La Galerie Karsten-Greve a mis en parallèle certaines de leurs œuvres qui s’intéressent aux graffitis. Précurseurs du street art, leurs photos et lithographies sont gracieuses et élégantes… assez loin de ce que l’on observe bien souvent dans nos rues aujourd’hui.

Support dur pour de l’art brut : L’art brut, dont le concept fut inventé par Dubuffet en 1945 est celui qui est spontanément crée par des personnes n’ayant pas été familiarisées avec l’art. Quel meilleur support alors que les murs d’une ville parsemés d’empreintes humaines. Cette toile omniprésente qu’est la ville devient le support de tous les passants, dont à l’évidence grand nombre d’entre eux sont dénués de culture artistique, à commencer par les enfants qui se plaisent à gribouiller sur les murs de leur école ou d’ailleurs…

L’œil de Paris : Brassai fut surnommé ainsi par Henry Miller. L’exposition insiste sur cet aspect de l’œuvre de Brassai. Les photographies exposées s’attardent sur ce à quoi nous ne prêtons pas attention. Ainsi les graffitis, parfois tout petits, à qui nous n’accordons pas d’importance. Par ces photos, ils accèdent à un statut artistique et des gens qui ne les auraient pas considérés cherchent à en comprendre le sens, souvent énigmatique.

Des mots sur les murs : Le poème Les Murs de Eugene Guillevic parle des murs avec des mots simples… Quinze lithographies de Dubuffet l’illustrent. Elles datent de 1945 et sont, selon moi, le moment fort de l’exposition… Voici un extrait du poème:

« Que peut un mur

Pour un blessé ?

 

Et pourtant

Il en vient toujours dans les

batailles

S’y adosser

 

Comme si la mort ainsi

Permettait de mourir

 

Avec plus de loisir

Et quelque liberté. »


Note de la plus haute importance: si vous ne comprenez pas la blague derrière le titre de cet article c’est qu’il est temps pour vous de découvrir Brenda ! Pour cela tapez  « au secours vous êtes laide » sur Youtube et laissez vous porter par la poésie de cette hilarante série canadienne. ça dure 2 minutes et ça vaut le détour.

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Petit habitant de St Ouen

Un chien aux puces, St Ouen, mai 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

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4 raisons de découvrir Little people in the city

« Petit, petit, petit
Tout est mini dans notre vie »

Depuis 2006, l’artiste anglais Slinkachu crée une ville à échelle réduite. Il colle des petites figurines dans les rues qu’il parcourt et photographie les situations qu’il imagine. Un street art drôle et poétique. Voici le livre.

Little people in the city ©Marie Salomé Peyronnel

1. Philosophie du petit : dans de nombreuses villes on se sent tout petit, ce livre est là pour nous rappeler qu’il y a encore plus petit que nous.

2. L’aventure dans la démesure : Un chewing-gum collé au sol, un insecte menaçant ou une crotte de pigeon représentent de réels dangers pour ces mini personnages. En plus d’être un livre d’art, c’est donc aussi un livre d’aventure.

3. Mini Utopie : Nos petits amis sont courageux, solidaires, curieux, pieux … un fort joli tableau.

4. Poesy in the city : Les photos « saisissent des instants fragiles » (oui, Dutronc et Daho m’habitent ce matin…) Elles sont charmantes même lorsqu’elles représentent une femme exhibitionniste ou un homme faisant la manche.

Ils habitent désormais à nos pieds, alors ouvrez l’oeil !

à l'attaque du cornet de glace ©Marie Salomé Peyronnel

Blog de l’artiste pour suivre son travail génial: http://little-people.blogspot.com/

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