Archives de Catégorie: Epstie lecteur

3 raisons de lire Chair Sauvage de Yehoshua Kenaz

Chair Sauvage de Yehoshua Kenaz ©Marie Salomé Peyronnel

1. Histoire d’une vie (quotidienne): Dans le cadre poussiéreux et étouffant d’une ville où les femmes crient dans les ruelles pour appeler leurs enfants, où les immeubles décrépis abritent des locataires si discrets qu’on les croit morts et où les portes sont si vieilles qu’elles risquent de rester bloquées, une intimité particulière éclot entre le lecteur et les personnages. Nous avons accès aux menus détails de leurs quotidiens mais la justesse de cet ouvrage est de savoir laisser dans l’ombre un certain nombre de questions sans réponse et d’éléments mystérieux.

2. Aux frontières du réel: Kenaz accorde une grande place à l’imaginaire, celui d’enfants, d’une femme traumatisée ou encore l’imaginaire collectif. L’étrangeté est intégrée à la vie . Le lecteur n’en sait pas plus que les personnages face aux excroissances de chair allemande que la rescapée de la Shoah Clara Hoffman sent pousser en elle, ni face aux autres incongruités narrées dans ces 221 pages. La réalité elle aussi peut apparaître à celui qui la vit, tout aussi étrange que la fiction. Qu’en est il par exemple de l’enfant qui apprend qu’il a été allaité par une nourrice et non par sa mère ou encore des convives qui se retrouvent mystérieusement enfermés dans l’appartement d’un inconnu ?

3. L’Amour et la Vérité: Ces neuf nouvelles de Kenaz sont l’image de son pays : sechès, avec des frontières troubles (entre réalité et fantastique, entre tragique et comique), marqué par la présence de la mort comme toile de fond permanent. Certes, l’auteur dépeint crument la société israélienne mais cette honnêteté permet seule un amour véritable.

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

5 raisons d’acheter l’édition limitée du livre-CD Strange Moosic d’Herman Dune :

Strange Moosic ©Marie Salomé Peyronnel

  1. Parce qu’ils ne nous déçoivent pas: La musique folko-rocko-klezmer du duo  franco- suédois formé par David-Ivar Herman Dune (compositeur, chanteur et guitariste) et Cosmic Néman (batterie, chœurs) a fait danser les bobos du monde entier depuis 2005. Fidèle à l’esprit DIY, ils ont fondé en 2010 leur Label (Strange Moosic) et viennent de sortir leur nouvel album, du même nom. Accompagné d’un bassiste (Ben Pleng) ils sont toujours aussi créatifs et joyeux.
  2. Parce que c’est un kit de karaoké branché : Ce livre interactif acheté chez Yvon Lambert comporte le dernier CD ainsi que les textes et les partitions de leurs nouveaux tubes. Il est donc parfait pour s’entraîner à chanter leurs airs…entraînants!
  3. Pour les illustrations : le coup de crayon enfantin de Yaya Herman Dune (David Ivar) illustre certaines paroles et donne vie à leur mascotte, un gentil yéti bleu.
  4. Pour les photos perso :  Avis aux plus fans, le livre comporte quelques clichés  éthérés des 3 musicos et de leur peluche que prend en stop Jon Hamm dans le dernier clip du groupe.
  5. Pour la poésie Herman Dunesque : c’est l’occasion de lire leurs textes qui sont simples, drôles et vrais. Et de se rappeler que les chansons à textes ne sont pas obligées d’être en français ou d’être emberlificotées.

Strange Moosic, intérieur du livre ©Marie Salomé Peyronnel

2 Commentaires

Classé dans Epstie aime la musique, Epstie lecteur

5 raisons de lire Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Un été sans les hommes ©Marie Salomé Peyronnel

C’est l’histoire de la  reconstruction d’une femme plaquée (Mia) par son scientifique de mari (Boris) et ça se passe dans un gynécée géant (une bourgade du Minnesota). En effet, brisée par le départ de Boris qui s’est entiché d’une française de 20 ans plus jeune qu’elle, Mia perd pied. Après avoir été l’objet d’une crise de démence passagère et avoir séjourné en hôpital psychiatrique, elle va chercher refuge auprès de sa mère à la campagne. Dans cette petite ville paisible, elle se retrouve dans un univers exclusivement féminin. De sa psy qu’elle a au téléphone, jusqu’aux vieilles amies de sa mère en passant par ses sept jeunes élèves, elle n’est plus en contact direct avec aucun homme. Ce sont des hommes en creux, absent ou morts.

5 bonnes raisons de le lire:

1. Parce que le titre est joli. Bon ce n’est pas très pro comme argument. Mais il faut dire que c’est vraiment très joli.

2. Parce que l’héroïne n’est pas une Bridget Jones : Mia est au fond du gouffre et un peu looseuse mais reste intelligente et profonde. On ne l’imagine pas comme une femme qui peut se faire plaquer et c’est pour ça qu’elle est attachante.

3.  Female Power : des femmes et des filles partout. Un paradis ? pas vraiment parce que certaines peuvent s’avérer être de vraies chipies. Mais ce contexte original permet à Mia de renouer avec qui elle est et de se renforcer. On peut également y voir une métaphore pour le giron maternel réconfortant dont a besoin Mia avant de renaitre.

4. Un livre qui en dit long sur les 2 sexes :.Cet été sans les hommes interroge sur les différences entre les hommes et les femmes et sur ce qu’est la vie de couple. Les considérations scientifiques, intellectuelles ou personnelles de la narratrice élaborent une réflexion aboutie.

5. Parce qu’il y a de l’espoir: La détresse de la narratrice est décrite de manière poignante mais la vie reprend son cours petit à petit. C’est grâce aux femmes qui l’entourent que Mia traverse ce douloureux été. Ça se finit bien mais c’est réaliste. Très appréciable.

1 commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Le garçon qui voulait dormir de Aharon Appelfeld

Depuis quelques jours, j’écris pour le webzine Toute La Culture.com d’où l’espacement entre mes articles sur Epstie.com… Vous trouverez un lien vers ce site dans la colonne de droite d’Epstie.com. En attendant que je retrouve un rythme plus satisfaisant, voici un la critique du dernier Appelfeld que j’ai écrite pour eux: 

©Marie Salomé Peyronnel

Le garçon qui voulait dormir de Aharon Appelfeld

Erwin est un jeune juif de seize ans né en Bucovine. Depuis la fin de la guerre il est plongé dans un épais sommeil dans lequel il sombre involontairement, comme pour échapper à l’accablante réalité. Il y retrouve les morts et son village natal.

Des réfugiés incapables de le sortir de sa torpeur, le transportent endormi avec eux. Il traverse ainsi des kilomètres porté par des inconnus errants à travers l’Europe. Lorsqu’il reprend ses esprits, Erwin est à Naples entouré de rescapés de la Shoah. Chaque visage qu’il croise, chaque démarche entr’aperçue lui rappelle un oncle ou un parent qui faisait partie de sa vie antérieure ; celle où son père écrivait sans trouver d’éditeur, où sa mère préparait du chocolat chaud et où leur bonne Victoria n’était pas la nouvelle propriétaire de la maison où il a grandi.

Il rencontre alors Efraïm qui regroupe autour de lui des hommes qu’il prépare à immigrer en Terre Promise. Pour devenir un pionnier, Erwin doit apprendre l’Hébreu, suivre un entrainement physique, une formation militaire et surtout changer de nom.  Il devient alors Aharon. Loin d’être anodin, ce changement bouleverse Erwin et certains de ses camarades. Ils ont peur de trahir leurs parents en abandonnant le prénom choisi par eux.

Ce roman est la lutte qu’Erwin mène pour émerger d’une longue nuit et apprendre la « langue de la mer » sans trahir sa langue maternelle. Entre un passé réduit en cendres et un Etat hébreu en train de naitre dans le sable du désert, Erwin ne peut choisir sans souffrance.

Aharon Appelfeld nous raconte ici une histoire d’une humanité troublante. Le lecteur est plongé dans les affres du deuil d’un jeune homme qui, par certains aspects, est Appelfeld lui même. L’auteur parle admirablement bien de la culpabilité des survivants à l’égard de leurs familles, de la déchirure insurmontable dans la vie des réfugiés mais aussi de la puissance de l’écriture dans la renaissance d’un homme.  En effet, ce livre est également celui d’une victoire sur la douleur. Une fois encore, Aharon Appelfeld signe un ouvrage magistral.

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

La « décadanse » à Oxford

Mauvais Genre ©Marie Salomé Peyronnel

Vous devez lire absolument ce 2ème roman de Naomi Alderman. Voici 3 aspects de l’intrigue qui justifient à eux seuls la lecture de Mauvais Genre.

1.    As tears go by : La chanson des Stones aurait pu être écrite pour Mark Winters, le pivot de ce roman. Mark apparaît dès les pages du prologue. Il est affalé dans un état second, complètement indifférent à ce qui se passe autour de lui. On veut tout de suite en savoir plus. Le premier chapitre nous ramène alors à Oxford plusieurs années auparavant. Ce jeune héritier malheureux et destructeur est celui qui fascine, qui irrite, qui paye et qui détourne du droit chemin. Ses amis représentent sa famille adoptive et il instaure une relation déséquilibrée pour les garder à ses côtés. Lorsque les études prennent fin et que chacun veut se lancer dans sa vie adulte, les ennuis commencent…

2. Forever Young : James, Jess, Emmanuela, Simon, Franny et Mark se sont rencontrés et sont devenus les meilleurs amis du monde dès le 2ème trimestre de leur première année à Oxford. Pendant ces années d’université, ils vécurent ensemble ce qui deviendra leurs meilleurs souvenirs. Ce roman raconte cette colocation de jeunes gens vivant en autarcie loin de toute réalité, les fêtes organisées à la maison d’Annulet House, les examens dans la prestigieuse institution anglaise… autant de moment rafraichissants et divertissants pour le lecteur qui, l’espace de ces 380 pages, vit avec la bande de copains. Naomi Alderman réussit à faire de ce récit  un bain de jouvence, tout en évoquant la difficulté de certains personnages à avancer, trop nostalgiques de leur folle jeunesse.   

3. Play with fire : Mauvais genre est aussi et surtout l’histoire de la chute du narrateur. James est un garçon sensible un peu trop faible. Il arrive plein d’espoir à Oxford. Apres une mauvaise chute (au sens littéral cette fois), il se blesse et prend trop de retard dans ses cours. Habitué à être un bon élève, il est déçu de lui même et s’enferme dans une dépression dont il ne sortira qu’en rencontrant Jess et ensuite Mark. La troupe d’amis joue avec le feu en acceptant le deal que Mark leur offre. (vivre à ses frais, dans sa maison) Peut être plus encore que les autres, James se sentira éternellement redevable envers celui pour lequel il ressent tant de sentiments contradictoires.

 Si cela ne vous a pas encore convaincu, sachez que c’est le seul livre que j’ai eu envie de relire dès l’instant où je l’ai refermé.

(22 euros, Editions de l’Olivier)

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Une histoire d’amour et de ténèbres… et de bureau :

Great House ©Marie Salomé Peyronnel

Great House est le troisième roman de l’écrivain New Yorkaise Nicole Krauss. Intitulé en français « La Grande Maison » il va sortir le 5 mai prochain aux éditions de l’Olivier. Le personnage principal de ce livre a traversé le monde et les années, inspire les uns et agace les autres, il est un peu gros et pas très beau, c’est un bureau !

Notre chère intello de Brooklyn n’est pas tombée sur la tête ou devenue matérialiste pour autant. Ce bureau qui est passé de mains en mains est un prétexte pour évoquer la perte, le passé, la Shoah, la poésie, l’écriture, l’amour, la filiation et la mort. Des thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve souvent dans les livres auxquels je reste collée jusqu’à leur dernière page.

Quatre personnages d’âges et d’univers différents se partagent une narration volontairement décousue. Le lecteur est curieux d’assembler chaque pièce du puzzle pour y voir clair. Mais de ces éclaircies en pointillés, se dessine de plus en plus précisément un univers sombre qui confère au roman sa profondeur.

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Sous le pavé, le sage

La Lutte Initiale de Philippe Nassif ©Marie Salomé Peyronnel

En général les pavés qui ne sont pas de grands romans nous tombent des mains ou on les jette sur plus vieux que soi. Ce n’est pas le cas de la Lutte Initiale, dernier livre de Philippe Nassif, sorti hier chez Denoël.

6 raisons pour lesquels La Lutte Initiale est euphorisante:

1. Un vrai livre intello dont on comprend chaque mot. Et pourtant il parle de psychanalyse, de tao, de médiasphère, de « plus de jouir » et autres concepts qui ne font pas forcément partie de notre vocabulaire quotidien.

2. C’est rock! : Pour étayer sa réflexion pointue, Philippe Nassif  pioche en permanence dans sa culture rock, son expérience de journaliste ou sa vie personnelle. Des anecdotes et des exemples concrets qui rendent la lecture plaisante!

3. On rit au moins une fois toutes les 3 pages : En plus d’être brillant Philippe Nassif a beaucoup d’humour. Ce qui n’est pas donné à tout le monde.

4.  Une philosophie qui s’intéresse à votre corps: En bref, nous sommes devenus des mollusques et il est temps d’y remédier.

5. Un livre qui pose les bonnes questions.. la principale étant « Comment mettre à distance les petites jouissances qui nous dispersent afin de nous approcher de ce désir profond qui nous rassemble? »

6.  … et dessine des solutions!: La Lutte Initiale commence par un bilan intelligent de notre molle société du luxe mais c’est avant tout un programme motivant qui  permettra aux jeunes padawans de vivre mieux, d’être en lien avec leur désir et de sortir de la « Basse Modernité ».

Plutôt tentant, non?

1 commentaire

Classé dans Epstie lecteur

J.D. Salinger, sa vie (très peu) et son oeuvre (beaucoup)

biographie de J.D. Salinger ©Marie Salomé Peyronnel

Il est particulièrement difficile d’écrire sur J.D. Salinger sans le trahir puisque aucun auteur n’a autant cherché à s’effacer de la scène publique et à combattre avec une ardeur si obsessionnelle les intrusions dans sa vie privée que l’auteur de l’Attrape Coeur. [1] Lorsqu’une biographie paraissait à son sujet, ce n’était pas sans lui déplaire.

En signant une bio sur le plus secret des écrivains américains, Kenneth Slawenski, le créateur du site DeadCaufields.com était donc attendu au tournant. Son effort constant de centrer le livre sur l’œuvre de Salinger lui donne bonne conscience. Mais on peut également y voir un manque d’information sur l’aspect personnel de sa vie, ce qui nous montrerait que Salinger a malgré tout réussi son coup.

Pour ceux qui, comme moi, ont envie d’en savoir plus sur Salinger, ce livre vous renseignera et surtout vous donnera envie de vous replonger dans ses nouvelles.

Après une lecture attentive et malgré les quelques réticences émises plus haut je recommande également ce pavé à 5 autres catégories de personnes :

1.     Aux fanas de littérature : Salinger écrivait beaucoup, même au front. Ni sa vie, ni la publication, ni rien au monde ne devait entraver son travail. L’écriture avant tout. En ce sens, le livre honore l’écrivain. 80% de l’ouvrage parle de ses textes. Ils sont résumés, remis dans leur contexte de l’époque et analysés. Un J.D. Salinger pour les nuls en quelque sorte.

2.     A ceux qui rêvent de connaitre les intrigues du New Yorker : Vous serez incollables sur Harold Ross, William Maxwell, Gus Lobrano et les autres.

3.     Aux juristes spécialisés en propriété intellectuelle : Obsédé par la protection de son travail, Salinger a plusieurs fois eu recours à des avocats… Certaines de ses affaires ont marqué des tournants dans le droit du copyright américain. Kenneth Slawenski y consacre quelques très intéressantes pages.

4.     Aux hippies et aux bobos: même si vous ne le savez pas, Salinger était votre père spirituel. Lisez et vous verrez.

5.     A tous ceux qui dans leur démarche artistique attendent une reconnaissance qui ne vient pas : Pendant une dizaine d’années Salinger a bataillé. Le New Yorker dont il sera pourtant un des grands favoris avait même affirmé que « this J.D Salinger (…) just doesn’t seem quite right for us ».[2] Comme quoi tout vient à temps à qui sait attendre (et travailler).


[1] C’est d’ailleurs en grande partie ce combat pour qu’on le laisse tranquille qui conféra à Salinger une aura légendaire.

[2] p78

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Safran Foer fait dans la dentelle

Une page du livre Tree of Codes ©Marie Salomé Peyronnel

En attendant une amie à côté de Columbia, j’ai atterri dans une librairie au coin de Broadway et de la 114ème rue. J’ai eu la délicieuse impression d’être Christophe Colomb quand j’ai vu sur le présentoir, un nouveau « Nouveau Safran Foer ». Aux anges, je l’ai donc acheté malgré le sourire en coin du libraire. En sortant de la librairie, comme j’attendais toujours mon amie je me suis dis que j’allais en profiter pour commencer ma lecture au soleil. J’ai enlevé le petit film plastique qui emballait mon livre (et qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, aucun exemplaire n’était à feuilleter…) et là, imaginez ma surprise quand j’ai ouvert un livre constellé de trous ! J’aurais pu/dû être au courant puisque même Vogue en avait parlé ! Mais il arrive, même à Epstie, d’être en retard sur l’actualité Foerienne. Voici donc un update nécessaire.

Jonathan Safran Foer a crée Tree of Codes en découpant son texte dans la nouvelle The Street of Crocodiles de Bruno Schultz. Au premier abord on se dit que ce n’est pas un livre puisqu’il y a plus de trous que de mots. Bien au contraire ! Par cette dentelle littéraire Safran Foer cherche à faire ressortir le corps même de l’objet livre. Cet éloge à la matérialité du livre est une démarche d’autant plus audacieuse que nous sommes à l’époque de sa dématérialisation.

Si vous voulez tenter l’expérience il vous faut :

1.     43 dollars : et oui, quand même…mais bon, c’est plus un petit chef d’œuvre artistique qu’un simple bouquin.

2.     Des mains agiles pour tourner les pages : attention, l’objet est fragile et on peut perdre patience à devoir lire chaque page avec méticulosité.

3.     Un goût prononcé pour la poésie. Il y a une histoire – celle d’un père qui perd l’esprit – mais ce roman est avant tout poétique. Les premières pages sont d’ailleurs parsemées d’images et de métaphores éblouissantes.

4.     Avoir envie d’être à l’écoute de l’implicite. à chacun sa technique pour cela.

5.     Faire confiance à Safran Foer: mieux vaut se laisser porter par le texte sans chercher à comprendre ou contrôler. Ce cher Jonathan arrive quand même toujours à nous surprendre !

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Poésie d’Edwin Denby sur New York

A Manhattan, des sensations opposées nous traversent sans cesse. Les moeurs sont trop cruels ou trop miel. (cf. la caissière du Duane Reade qui m’appelle « Honey »)  Il n’y a pas une ville où l’on peut se sentir, à la fois, autant seul et chez soi. (N’est ce pas d’ailleurs le plus grand luxe que d’être seul chez soi?)

New York est en même temps une louange à la modernité et un vestige des bas fonds. Boue et béton se partagent une chaussée bordée d’immeubles d’acier rutilant ou de briques aux couleurs tiers mondesques.

C’est dans l’air qu’on prend la mesure de la schizophrénie New Yorkaise : suffocant et collant ou brise de l’océan.

En visitant une énième fois le MOMA, je suis tombée sur cette poésie présentée à côté des photos de Rudy Burckhardt. Edwin Denby parle du climat de New York mieux que je ne le fais… Voici donc son texte:

Poésie sur NY ©Marie Salomé Peyronnel

1 commentaire

Classé dans Epstie lecteur, Epstie voyageur, les kiffs d'Epstie