Archives de Tag: Brooklyn

Racoon in the sky

Racoon in the sky ©Marie Salomé Peyronnel

Un nouvel habitant de Brooklyn. Il ressemble étrangement à une gargouille.

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5 raisons de lire Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Un été sans les hommes ©Marie Salomé Peyronnel

C’est l’histoire de la  reconstruction d’une femme plaquée (Mia) par son scientifique de mari (Boris) et ça se passe dans un gynécée géant (une bourgade du Minnesota). En effet, brisée par le départ de Boris qui s’est entiché d’une française de 20 ans plus jeune qu’elle, Mia perd pied. Après avoir été l’objet d’une crise de démence passagère et avoir séjourné en hôpital psychiatrique, elle va chercher refuge auprès de sa mère à la campagne. Dans cette petite ville paisible, elle se retrouve dans un univers exclusivement féminin. De sa psy qu’elle a au téléphone, jusqu’aux vieilles amies de sa mère en passant par ses sept jeunes élèves, elle n’est plus en contact direct avec aucun homme. Ce sont des hommes en creux, absent ou morts.

5 bonnes raisons de le lire:

1. Parce que le titre est joli. Bon ce n’est pas très pro comme argument. Mais il faut dire que c’est vraiment très joli.

2. Parce que l’héroïne n’est pas une Bridget Jones : Mia est au fond du gouffre et un peu looseuse mais reste intelligente et profonde. On ne l’imagine pas comme une femme qui peut se faire plaquer et c’est pour ça qu’elle est attachante.

3.  Female Power : des femmes et des filles partout. Un paradis ? pas vraiment parce que certaines peuvent s’avérer être de vraies chipies. Mais ce contexte original permet à Mia de renouer avec qui elle est et de se renforcer. On peut également y voir une métaphore pour le giron maternel réconfortant dont a besoin Mia avant de renaitre.

4. Un livre qui en dit long sur les 2 sexes :.Cet été sans les hommes interroge sur les différences entre les hommes et les femmes et sur ce qu’est la vie de couple. Les considérations scientifiques, intellectuelles ou personnelles de la narratrice élaborent une réflexion aboutie.

5. Parce qu’il y a de l’espoir: La détresse de la narratrice est décrite de manière poignante mais la vie reprend son cours petit à petit. C’est grâce aux femmes qui l’entourent que Mia traverse ce douloureux été. Ça se finit bien mais c’est réaliste. Très appréciable.

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Une histoire d’amour et de ténèbres… et de bureau :

Great House ©Marie Salomé Peyronnel

Great House est le troisième roman de l’écrivain New Yorkaise Nicole Krauss. Intitulé en français « La Grande Maison » il va sortir le 5 mai prochain aux éditions de l’Olivier. Le personnage principal de ce livre a traversé le monde et les années, inspire les uns et agace les autres, il est un peu gros et pas très beau, c’est un bureau !

Notre chère intello de Brooklyn n’est pas tombée sur la tête ou devenue matérialiste pour autant. Ce bureau qui est passé de mains en mains est un prétexte pour évoquer la perte, le passé, la Shoah, la poésie, l’écriture, l’amour, la filiation et la mort. Des thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve souvent dans les livres auxquels je reste collée jusqu’à leur dernière page.

Quatre personnages d’âges et d’univers différents se partagent une narration volontairement décousue. Le lecteur est curieux d’assembler chaque pièce du puzzle pour y voir clair. Mais de ces éclaircies en pointillés, se dessine de plus en plus précisément un univers sombre qui confère au roman sa profondeur.

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Défilé

Mouettes sur Bedford Avenue ©Marie Salomé Peyronnel

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Deux nouveaux petits habitants de Brooklyn


La fenêtre aux chats ©Marie Salomé Peyronnel

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Un petit habitant de Brooklyn

un écureuil déjeune ©Marie Salomé Peyronnel

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Exposition Norman Rockwell : Behind the Camera

Rockwell est connu pour ses tableaux ultra-réalistes représentant une Amerique parfaite voire fantasmée. Jusque là son travail m’ impressionnait par sa précision mais ne m’intéressait pas vraiment. Tout a changé ce matin. J’ai en effet été voir, plus ou moins par hasard, une exposition au Brooklyn Museum  qui présente des photos que ce peintre prenait pour s’imprégner des détails, des silhouettes et les recopier ensuite dans ses tableaux.  Sa patience dans son travail, son intelligence des situations sociales qu’il représente et son humour sont remarquables. Mais ce qui m’a le plus plu ce sont les différentes étapes de son travail qui requièrent divers talents.

1. Rockwell est un peintre: Bon, ça on le sait…

2. Il est aussi photographe: même s’il n’a jamais voulu considérer ses photos comme autre chose qu un travail préparatoire, il a fait un paquet de bonnes photos pour s’aider à peindre avec realisme.

3. Et se transformait aussi en metteur en scène: Il prépare ses tableaux en faisant des photos et il prépare ces photos avec autant d’attention… Il les met véritablement en scène: les imagine bien sûr, mais n’hésitait pas aussi à traverser le pays pour trouver le paysage adéquat ou à mimer lui meme à ses modeles les expressions qu’il recherchait.

4.Enfin, on peut voir en lui l’un des ancêtres de Photoshop: Il constituait l’image définitive (celle qu’il allait peindre ensuite) à partir de plusieurs photographies, qu’il découpait et agençait les unes aux autres, comme on le fait aujourd’hui…

Bref, des photos comme représentation d’une réalité qu’il met en scène et retravaille pour ensuite créer une peinture hyper réaliste, qui en soi ne représente donc pas la réalité… très fort!

Norman Rockwell rocks !


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