Archives de Tag: photographie

Racoon in the sky

Racoon in the sky ©Marie Salomé Peyronnel

Un nouvel habitant de Brooklyn. Il ressemble étrangement à une gargouille.

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Deux Caillebotte pour le prix d’un

Le musée Jacquemart-André accueille l’exposition Dans l’intimité des frères Caillebotte. C’est la superbe occasion de découvrir le travail photographique du musicien Martial et d’admirer sous un nouvel angle les peintures impressionnistes de son ainé, le renommé Gustave Caillebotte.

Voici 3 raisons très subjectives d’y aller:

Une histoire de famille: J’ai toujours rêvé travailler avec ma sœur. Elle est avocate en propriété intellectuelle alors à moins que je me lance dans une carrière artistique ça ne risque pas d’arriver. Martial et Gustave eux l’ont fait. Les photographies de l’un ont inspiré les peintures de l’autre. Et le peintre posait aussi pour le photographe. Les moments partagés ensemble par les deux frères et leur relation ont permis de créer non pas une mais deux belles œuvres.

Les banlieues d’antan: sur leurs photos et tableaux, les banlieues sont encore dans la cambrousse. On y fait de l’aviron et des picnics. Même les zones industrielles n’enlèvent rien à leur charme… Aujourd’hui le petit Gennevilliers n’est plus si joli.

La Seine est bleue : Dans l’avant dernière salle: oh surprise! un bateau vogue sur une Seine plus bleue que le ciel. Il faut le voir pour le croire! (et donc il faut y aller pour le voir)

Dommage qu’il n’y ait pas eu une musique impressionniste de Martial pour accompagner la visite !

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4 raisons de découvrir Little people in the city

« Petit, petit, petit
Tout est mini dans notre vie »

Depuis 2006, l’artiste anglais Slinkachu crée une ville à échelle réduite. Il colle des petites figurines dans les rues qu’il parcourt et photographie les situations qu’il imagine. Un street art drôle et poétique. Voici le livre.

Little people in the city ©Marie Salomé Peyronnel

1. Philosophie du petit : dans de nombreuses villes on se sent tout petit, ce livre est là pour nous rappeler qu’il y a encore plus petit que nous.

2. L’aventure dans la démesure : Un chewing-gum collé au sol, un insecte menaçant ou une crotte de pigeon représentent de réels dangers pour ces mini personnages. En plus d’être un livre d’art, c’est donc aussi un livre d’aventure.

3. Mini Utopie : Nos petits amis sont courageux, solidaires, curieux, pieux … un fort joli tableau.

4. Poesy in the city : Les photos « saisissent des instants fragiles » (oui, Dutronc et Daho m’habitent ce matin…) Elles sont charmantes même lorsqu’elles représentent une femme exhibitionniste ou un homme faisant la manche.

Ils habitent désormais à nos pieds, alors ouvrez l’oeil !

à l'attaque du cornet de glace ©Marie Salomé Peyronnel

Blog de l’artiste pour suivre son travail génial: http://little-people.blogspot.com/

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Bouquet de roses en apesanteur

Bouquet, Paris, avril 2011 ©Marie Salomé Peyronnel

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Photographie préraphaélite en Grande Bretagne

La fille du jardinier de Julia Margaret Cameron

Quand on parle des préraphaélites on pense à priori aux peintres et non aux photographes. Il était donc bienvenu de regrouper ces différentes œuvres en une même exposition. Le parallèle est évident puisque les artistes se côtoyaient, abordaient des thèmes identiques et portaient des revendications communes.

Ce mouvement qui dura de 1848 à 1875 préconisait un détachement envers l’académisme artistique. Pour ce faire, les artistes s’inspiraient de l’art médiéval, c’est à dire avant Raphaël, qui échappait encore au carcan de règles façonné ensuite par la Renaissance.

Tout en recherchant une plus grande authenticité, Julia Margaret Cameron, Henry Peach Robinson et leurs acolytes ont modernisé la photographie (en développant par exemple des négatifs pris séparément pour les agencer ensemble, créant ainsi des photomontages) et leur travaux ont largement influencé les générations suivantes.

Malgré la mauvaise aération du musée d’Orsay vous aurez l’impression de faire une jolie balade à la campagne et d’y rencontrer des jeunes filles en fleurs et des enfants à la sagesse déconcertante. De ces paysages feuillus et de ces visages émus émane un message social et moral aussi simple que louable.

Une ballade d’amour et de mort: la photographie préraphaélite en Grande-Bretagne: du 8 mars au 29 mai au Musée d’Orsay

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La fureur de vivre

Sénégal, avril 2010 ©Marie Salomé Peyronnel

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Défilé

Mouettes sur Bedford Avenue ©Marie Salomé Peyronnel

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Waterfalls, quand le fleuve se confond avec le ciel

Vendredi après midi j’ai été voir l’exposition Waterfalls à la Galerie Karsten Greve, rue Debelleyme. C’était le dernier jour et j’ai regretté ne pas y avoir été avant pour vous la recommander. Ces photos carrées (71×71) font rêver. Les chutes d’eau que Lynn Davis a photographiées au Brésil, en Argentine et en Ethiopie paraissent presque dessinées au crayon noir. Ces différents plans apaisent par leur beauté et invitent au recueillement dans une nature qui nous dépasse.

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Hervé Guibert, à corps perdu

Hervé Guibert est connu pour ses écrits, moins pour ses photos, mais cela ne doit en aucun cas méjuger de leur qualité. La Maison Européenne de la Photographie a rassemblé 200 et quelques photos de cet écrivain et photographe, mort prématurément du sida en 1991.

Parmi ces photos se trouvent de nombreux portraits d’artistes mémorables : Une Adjani simplement belle et naturelle aux airs méconnaissables, un Miguel Barcelo avec des bougies allumées coincées dans son haut de forme, les mains d’André Kertesz (vous avez du le comprendre, j’adore les photos de mains d’artistes) mais aussi, et surtout, ses amis, sa famille, ses amants.

L’exposition frappe particulièrement par son aspect personnel. Dans ses photos, Hervé Guibert se met souvent en scène. Quand il n’apparaît pas, il apparaît encore. Ses photos parlent de lui à travers la présentation des objets qui l’entourent dans son travail ou dans sa vie. Même les natures mortes représentant des cadavres (exposés aux Musée de l’Homme) ou des membres en cire (venant du Musée Grévin) parlent de la mort et du corps, et donc de lui.

Il ressort de ces photos une beauté, une humilité et une intimité poignantes.

« La photo qu’un autre pourrait faire, qui ne tient pas au rapport particulier que j’ai avec tel ou tel, je ne veux pas la faire » Le Mausolée des Amants, p27

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The Mexican Suitcase, une valise chargée d’Histoire

Cette expo de photos ne parle pas de voyageurs, touristes ou émigrants mexicains, elle ne comprend pas de clichés de bagages et encore moins de photos du Mexique. Les photographes sont européens et vous les connaissez: Robert Capa, Gerda Taro et Chim (David Seymour). Le nom de cette exposition est tout de même lié à l’existence d’une valise.

Au printemps 1939,la guerre d’Espagne est finie. Taro,qui était la fiancée de Capa est décédée. La guerre débute en France.  Les deux amis, aidés par Tchiki Weiss, rassemblent des pellicules de leur travail, ainsi que de celui de Taro et Stein. Ce ne sont pas forcément leurs meilleures pellicules et nous ne savons pas dans quel but ils les avaient ainsi regroupées. Lorsque la guerre éclate, Weiss a mis la valise remplie de ces 4500 négatifs en sécurité dans le Sud de la France. Mais dès 1940, la trace de cette valise se perd jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans les années 90 au Mexique dans la famille de l’ancien ambassadeur mexicain à Vichy. Ce n’est qu’en 2007 que les pellicules furent restituées aux patrimoines des photographes.

Sont ainsi  réapparues, des dizaines d’années après, des photos de la guerre d’Espagne, bien souvent inédites et surprenantes. Quelques photos sont magistrales, notamment celles de Capa à la Bataille de Teruel, d’autres particulièrement simples. Toutes sont instructives et particulièrement touchantes: photos des civils à l’arrière, scènes de soldats aidant des paysans, clichés de guerre choquants, enfants morts mais également des séries de négatifs immortalisant Capa et Taro, heureux et amoureux.

 

Jusqu’au 8 mai 2011 à ICP: International Center of Photography

1133 Avenue of the Americas at 43rd Street
New York, NY 10036

 

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