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Elizabeth Peyton, la groupie arty

 

Klara NYC April 2011 ©Elizabteh Peyton

La galerie parisienne Gagosian accueille depuis le 27 mai les dernières peintures d’Elizabeth Peyton. Cette peintre américaine née en 1965 s’est fait connaître en dessinant des stars de quelques traits de crayon ou de peinture, sur des toiles ou des papiers à lettre d’hôtels luxueux. Mais Elizabeth Peyton n’est pas n’importe quelle groupie.

Le New York Magazine affirma en 2006 qu’elle permit aux portraits d’entrer dans le XXIe siècle. Souvent comparée à l’autre peintre figuratif New Yorkais John Curris, elle opte pourtant pour le romantisme, là où il choisit l’érotisme et la pornographie. Si les portraits de Peyton puisent dans la peinture de Hockney (pour les couleurs) ou de Matisse (pour certains motifs), cette midinette de haut vol a quand même un créneau bien à elle.

Comme Warhol avant elle, Peyton adore les stars. Mais là où Warhol traite une Marilyn en simple produit de consommation, Elizabeth Peyton fait exactement l’inverse. Sous son pinceau, ses personnages deviennent des icones au sommet de leur beauté. Autant les rockers, les artistes et les jeunes princes que ses amis et ses proches (inconnus du grand public) ceux qu’elle prend comme sujet sont immédiatement transformés en poète rock ’n roll et glamour. Ils ont le charme d’un Rimbaud et le charisme de la haute société. Leurs visages sont émaciés, juvéniles et beaux. Peyton aime les corps androgynes, les teints clair et les yeux cernés.

Elle accorde une aura glorieuse à certains de ses amis et traite les superstars comme s’ils étaient ses amis. Elizabeth Peyton appelle d’ailleurs les tableaux par leur simple prénom, comme s’ils se tapaient amicalement dans le dos – ainsi John (Lennon).

Ses dernières peintures, représentent entre autre Camille Claudel, Patti Smith, l’artiste allemande Isa Genzken et certains de ses amis, à commencer par Klara qui apparaît à maintes reprises. On regrette qu’il n’y ait pas de nouveau portrait de Léo (Di Caprio). En effet, elle ne dessine personne aussi bien que cet acteur incarnant le visage contemporain du succès précoce et mérité.

Reconnue par le monde de l’art, son œuvre est très peu commentée. Peyton elle même préfère montrer ses peintures et faire écouter des chansons qui l’inspirent plutôt que disserter sur son travail. Elle a bien raison puisque ces peintures sont faites pour faire rêver.

Patti ©Elizabeth Peyton

 

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Photographie préraphaélite en Grande Bretagne

La fille du jardinier de Julia Margaret Cameron

Quand on parle des préraphaélites on pense à priori aux peintres et non aux photographes. Il était donc bienvenu de regrouper ces différentes œuvres en une même exposition. Le parallèle est évident puisque les artistes se côtoyaient, abordaient des thèmes identiques et portaient des revendications communes.

Ce mouvement qui dura de 1848 à 1875 préconisait un détachement envers l’académisme artistique. Pour ce faire, les artistes s’inspiraient de l’art médiéval, c’est à dire avant Raphaël, qui échappait encore au carcan de règles façonné ensuite par la Renaissance.

Tout en recherchant une plus grande authenticité, Julia Margaret Cameron, Henry Peach Robinson et leurs acolytes ont modernisé la photographie (en développant par exemple des négatifs pris séparément pour les agencer ensemble, créant ainsi des photomontages) et leur travaux ont largement influencé les générations suivantes.

Malgré la mauvaise aération du musée d’Orsay vous aurez l’impression de faire une jolie balade à la campagne et d’y rencontrer des jeunes filles en fleurs et des enfants à la sagesse déconcertante. De ces paysages feuillus et de ces visages émus émane un message social et moral aussi simple que louable.

Une ballade d’amour et de mort: la photographie préraphaélite en Grande-Bretagne: du 8 mars au 29 mai au Musée d’Orsay

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