Archives de Tag: sexe

5 raisons de lire Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Un été sans les hommes ©Marie Salomé Peyronnel

C’est l’histoire de la  reconstruction d’une femme plaquée (Mia) par son scientifique de mari (Boris) et ça se passe dans un gynécée géant (une bourgade du Minnesota). En effet, brisée par le départ de Boris qui s’est entiché d’une française de 20 ans plus jeune qu’elle, Mia perd pied. Après avoir été l’objet d’une crise de démence passagère et avoir séjourné en hôpital psychiatrique, elle va chercher refuge auprès de sa mère à la campagne. Dans cette petite ville paisible, elle se retrouve dans un univers exclusivement féminin. De sa psy qu’elle a au téléphone, jusqu’aux vieilles amies de sa mère en passant par ses sept jeunes élèves, elle n’est plus en contact direct avec aucun homme. Ce sont des hommes en creux, absent ou morts.

5 bonnes raisons de le lire:

1. Parce que le titre est joli. Bon ce n’est pas très pro comme argument. Mais il faut dire que c’est vraiment très joli.

2. Parce que l’héroïne n’est pas une Bridget Jones : Mia est au fond du gouffre et un peu looseuse mais reste intelligente et profonde. On ne l’imagine pas comme une femme qui peut se faire plaquer et c’est pour ça qu’elle est attachante.

3.  Female Power : des femmes et des filles partout. Un paradis ? pas vraiment parce que certaines peuvent s’avérer être de vraies chipies. Mais ce contexte original permet à Mia de renouer avec qui elle est et de se renforcer. On peut également y voir une métaphore pour le giron maternel réconfortant dont a besoin Mia avant de renaitre.

4. Un livre qui en dit long sur les 2 sexes :.Cet été sans les hommes interroge sur les différences entre les hommes et les femmes et sur ce qu’est la vie de couple. Les considérations scientifiques, intellectuelles ou personnelles de la narratrice élaborent une réflexion aboutie.

5. Parce qu’il y a de l’espoir: La détresse de la narratrice est décrite de manière poignante mais la vie reprend son cours petit à petit. C’est grâce aux femmes qui l’entourent que Mia traverse ce douloureux été. Ça se finit bien mais c’est réaliste. Très appréciable.

1 commentaire

Classé dans Epstie lecteur

The Humbling by Philip Roth

The Humbling ©MarieSaloméPeyronnel

Simon Axler est un vieil acteur de renommée internationale en pleine dépression. Il n’arrive plus à jouer la comédie et les critiques ne l’ont pas épargné. A ce moment là, tout vole en éclats, Axler perd les pédales et passe quelques semaines dans un hôpital psychiatrique. Dans cette institution, notre héros peu héroïque, sympathise avec une jeune mère qui n’arrive pas à faire face au drame qui a lieu dans sa famille. La complainte de cette femme nous renvoie à la froideur et au vide de va vie d’Axler.

Après ce séjour, évoqué trop brièvement, Axler rentre chez lui. Il a 66 ans, sa femme la quitté, il se sent humilié, faible et n’a plus de goût pour la vie. Malgré les exhortations de son agent, Axler refuse de remonter sur les planches.

Tout change quand arrive chez lui Pegeen, une femme de 40 ans qu’il a vue naitre, puisqu’elle est la fille d’un couple d’amis. C’est une lesbienne assumée depuis ses 23 ans mais, quand elle débarque chez Axler, elle est déroutée par la décision de son ancienne maitresse de prendre des hormones et se faire opérer pour se transformer en homme. Pegeen considère que si son ex peut devenir un homme hétérosexuel, elle peut devenir une femme hétérosexuelle. C’est en séduisant Axler qu’elle commence sa transformation. Elle se laisse habiller, coiffer et rééduquer par cet homme qui a 25 ans de plus qu’elle. Axler vit dans l’illusion d’un couple heureux. Pegeen lui redonne un semblant d’envie de jouer et de vivre, juste avant de l’abandonner.

Il est regrettable d’avoir centré l’histoire sur leurs ébats sexuels très mécaniques, fantasmatiques, et bien peu séduisants, alors que l’idée de départ : celle de l’acteur ayant perdu son don était la bonne. Philip Roth ne revient sur ce thème que dans les toutes dernières pages, lorsque Axler, détruit, va mettre fin à ses jours en rentrant dans la peau d’un des personnages de Tchekov puisqu’il n’est pas capable de jouer sa propre vie.

Ce roman qui est considéré comme mauvais par l’ensemble des critiques anglosaxonnes me semble surtout bien trop peu approfondi pour nous toucher véritablement. Le choix de parler crument de sexualité n’est pas nouveau dans l’œuvre de Roth mais dans ce présent ouvrage on ne comprend pas où il veut en venir.

Une chose est sure, je n’aurais jamais du le lire si peu de temps après avoir lu Indignation, son dernier roman paru en France. Un livre étonnamment simple et puissant.

Poster un commentaire

Classé dans Epstie lecteur

Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui

Jean Marc Barr et Pascal Arnold viennent de réaliser un long métrage sur la vie sexuelle de toute une famille. Inspirés par leurs expériences, et leur vision de la société, ils ont pris le pari risqué de mettre les acteurs en situation réelle. Et pourtant, ils espèrent proposer une alternative à la pornographie.

Une interview de Jean-Marc Barr par Epstie sera bientôt en ligne. En attendant, voici quelques photos de leur rencontre.

 

Jean-Marc Barr dans le miroir ©MarieSaloméPeyronnel

Jean-Marc Barr dans son loft parisien ©MarieSaloméPeyronnel

Poster un commentaire

Classé dans Epstie reporter, Les rencontres d'Epstie